A la recherche du bord rapprochant

"Tous les équipages
profitent à fond du bonheur qu’offre l’Atlantique, à l’image de
l’équipage de Infanta : « Le ciel est bleu, il y a du soleil, c’est
fantastique ! Nous savons que la ligne d’arrivée est encore loin, mais
tout va pour le mieux à bord». L’équipage, pointé en 8e place ce soir
progresse à une vitesse de 7,4 nœuds. Les yachts caracolent tous à
belle allure, à une vitesse jusqu’à 9 nœuds pour les plus grands
bateaux.
Seul Kallinira avance à petite vitesse, avec 3,5 nœuds au compteur. On
peut préjuger d’un problème de voilure.
Il est question pour chaque concurrent de ne pas mollir la cadence, le
rythme de changements de voiles est intense, la stratégie du meilleur
bord rapprochant est à l’ordre du jour.
Les grands gagnants du jour sont son Lamnidée et Onyx, qui ont pris
respectivement la seconde et la troisième place.
Dans 24 heures, les bateaux placés au nord devraient rencontrer un peu
plus de vent que les méridionaux, mais des trous d’air les attendent.
Stiren tient depuis 6 jours le haut du pavé, avec une très jolie
trajectoire. L’équipage saura-t-il tirer son épingle du jeu de calmes
qui menace ?"
M. Le Reun-Gaigné
Bilou-Belle:
"Et oui on essaie de négocier au mieux la " cuillère" :
descendre sur le
20ème parallèle tout en évitant la zone de calme, en cherchant à
naviguer sur l'allure la plus efficace compte tenu de l'état de la mer,
du confort du bord... On a pas tiré sur le bateau pendant la nuit, on se
ménage, peut être un peu trop mais c'est notre politique pour cette
seconde étape très différente de la première. L'idéal pour nous serait
de naviguer grand largue, vent de travers dans un vent de 15n; A cette
allure, avec notre grand spi, on est imbattable ! (c'est du moins ce que
nous voulons croire)"
Jean-Jacques Ollu